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Les courriels

En bref

La page Courriels garde tous vos courriels, de chaque adresse, pour quand vous choisissez de regarder ; ce qui est nouveau attend d’abord sur le Porche. Sioul vérifie lui-même chaque courriel à son arrivée, et vous dit avant que vous le lisiez s’il vient vraiment de l’adresse qu’il affiche. Rien dans un courriel ne se charge ni ne s’exécute, et une pièce jointe passe par l’antivirus de votre système, quand il en a un, avant de s’ouvrir. Vous écrivez en texte simple, en Markdown si vous le voulez, et tout ce que vous envoyez, déplacez ou supprimez peut s’annuler pendant dix secondes. Sioul ne montre ni compteur de non-lus, ni pastilles, ni rouge.

La page Courriels : une adresse dépliée avec ses dossiers (Boîte de réception, Envoyés, Brouillons, Archives, Indésirables, Corbeille) et une autre repliée en dessous ; au milieu, la boîte de réception : « Sept courriels que vous n’avez pas lus. », puis une ligne par courriel avec qui, quoi et quand, un petit point devant ceux qui ne sont pas lus ; un champ de recherche et la case Temps réel en haut.
Les dossiers à gauche, les deux dernières semaines au milieu, aucun compteur.

Protégé par défaut

Sans rien régler :

  • Chaque courriel est vérifié à son arrivée. Vous voyez s’il est vérifié, non vérifié ou falsifié avant de le lire. Les courriels falsifiés, et ceux qui empruntent le nom d’une banque ou d’un service public, attendent à part sur le Porche, avec la raison (Lire).
  • Rien dans un courriel ne se charge ni ne s’exécute : personne n’apprend que vous l’avez ouvert, et chaque lien montre où il mène avant de s’ouvrir (Lire).
  • Les pièces jointes passent par l’antivirus de votre ordinateur avant de s’ouvrir, et un programme joint n’est jamais lancé. Sans antivirus, Sioul demande d’abord ; sur un téléphone, qui n’en a pas que Sioul puisse appeler, il dit que le fichier n’est pas vérifié (Les pièces jointes).
  • Vos courriels voyagent chiffrés. Sioul n’a aucun réglage pour parler en clair à un serveur de courriel.
  • Rien ne part sans vous, et vous avez dix secondes pour changer d’avis. Aucun accusé de lecture n’est jamais envoyé. Il n’y a pas de serveur Sioul : vos courriels vont de votre appareil à votre fournisseur, et nulle part ailleurs, sauf si vous choisissez de les envoyer quelque part (Vie privée et sécurité).

Une fois que vous les avez mis en place :

  • Votre propre filtre à indésirables, entraîné sur votre ordinateur à partir de vos courriels ; vos courriels ne vont à aucun service de filtrage (Votre filtre à indésirables).
  • Les courriels signés et chiffrés avec OpenPGP, votre clé dans le trousseau de votre système ou sur une clé de sécurité (Signer et chiffrer).

Les dossiers

  • À gauche, chaque adresse avec ses dossiers principaux : Boîte de réception, Envoyés, Brouillons, Archives, Indésirables, Corbeille. Les autres sont repliés sous Autres dossiers.
  • Un petit point marque un dossier qui a du nouveau. Combien, c’est dit en toutes lettres quand vous l’ouvrez.
  • Un dossier montre ses deux dernières semaines. Courriels plus anciens ouvre le reste, pour qu’aucune liste ne soit sans fin.
  • Chercher, en haut d’un dossier : par expéditeur, destinataire et objet. Plus de critères…, à côté, cherche partout, par conditions (plus bas).
  • Par conversation, dans le ⚙ de la page Courriels : un courriel et ses réponses ensemble, sous le plus récent ; vos propres réponses viennent des Envoyés.

Un clic droit sur un dossier propose En garder une copie ici ou Ne plus en garder de copie (le serveur garde tous les courriels dans les deux cas), Nouveau dossier…, et Supprimer ce dossier vide, pour un dossier vide à vous.

Lire

Un courriel s’ouvre à droite ; les dossiers se replient pendant que vous lisez.

Un courriel ouvert à côté de la liste : au-dessus, Répondre, Transférer, Ajouter, Lier à…, Archiver et Supprimer ; puis son expéditeur, son adresse marquée « vérifié », à qui et quand, l’objet ; puis son texte, la signature estompée, et en bas « Affiché sans risque : rien de distant ne se charge, rien ne s’exécute. »
Un courriel : qui l’a envoyé et jusqu’où c’est vérifié, puis son texte, rendu sûr.

D’abord, qui l’a envoyé, et jusqu’où c’est prouvé. Sioul vérifie lui-même chaque courriel à son arrivée, en demandant au domaine de l’expéditeur si le courriel est bien le sien :

  • vérifié : le domaine s’en porte garant ;
  • non vérifié : rien ne prouve ni l’un ni l’autre, et la raison est dite ;
  • falsifié : le domaine dit qu’il ne l’a pas envoyé, et demande qu’un tel courriel soit tenu à part. Les courriels falsifiés sont mis de côté sur le Porche, avec la raison, et jamais supprimés.

Un courriel qui emprunte le nom d’une banque, d’un service public ou de votre propre domaine, même écrit avec des lettres qui se ressemblent, est mis de côté lui aussi. Survoler le bouclier à côté de l’expéditeur montre chaque vérification (comment un expéditeur est vérifié).

Puis son texte, affiché sans risque. Les courriels HTML gardent leurs paragraphes, leurs listes, leur texte en gras et leurs liens, et rien d’autre : pas d’images, pas de styles, pas de scripts. Rien ne se charge depuis le réseau et rien ne s’exécute : aucune image de pistage n’apprend que vous avez ouvert le courriel. Les courriels précédents qu’une réponse cite sont repliés sous Afficher les courriels précédents ; une signature est estompée.

Chaque lien dit où il mène avant de s’ouvrir : son site en gras et son adresse complète, sous le courriel, tant que le pointeur est dessus. Sur un écran tactile, le premier toucher montre l’adresse et le second l’ouvre. Seuls les liens web et de courriel s’ouvrent ; un lien de courriel ouvre un nouveau courriel dans Sioul, vers cette seule adresse.

Au-dessus du courriel, toujours au même endroit :

  • Répondre, Répondre à tous (seulement quand il y a d’autres personnes à qui répondre), Transférer ;
  • Ajouter ▾ (une tâche, un événement, une note, une réponse, l’expéditeur dans vos contacts) et Lier à… (tout le reste : une tâche, une note, un projet) ;
  • Archiver, Supprimer, Indésirable ;
  • Se désabonner, sur une infolettre ou le courriel d’une liste qui dit comment la quitter (plus bas).

Archiver, supprimer et mettre aux indésirables se font tout de suite, avec Annuler dans la ligne d’état pendant dix secondes ; le serveur n’est prévenu qu’après. Il n’y a pas de « Voulez-vous vraiment ? ». Dans la corbeille, Supprimer définitivement supprime pour de bon, avec les mêmes dix secondes.

Ce que vous marquez Indésirable, ou Pas indésirable dans le dossier des indésirables, apprend à votre propre filtre à son prochain apprentissage (plus bas).

Un clic droit sur un courriel (ou son ⋮, ou la touche Menu) donne le reste : marquer comme lu ou non lu, suivre, Déplacer vers…, Voir la source, bloquer l’expéditeur, Comment cette personne vous joint… (sa liste, Passe toujours, ce qui vous joint de sa part : La fiche d’une personne), Garder comme contrat….

Ouvrir un courriel le marque comme lu, comme le fait tout logiciel de courriel. Sioul n’envoie jamais d’accusé de lecture.

Plusieurs à la fois

  • Ctrl + clic ajoute un courriel à la sélection ou l’en retire ; Maj + clic prend tout depuis le dernier cliqué ; Ctrl+A prend tout ; Échap, rien. Sur un écran tactile, un appui long ouvre le menu d’un courriel : Sélectionner, puis un toucher en choisit d’autres, ou en retire un.
  • Une barre les marque alors comme lus, les archive, les supprime ou les déplace, sous un seul Annuler, quel que soit leur nombre.
  • Glissez-les sur n’importe quel dossier de n’importe quelle adresse, avec une souris ou un pavé tactile : le dossier sous le pointeur est entouré. Depuis les résultats d’une recherche aussi, et c’est ainsi qu’on trie une boîte chargée : les dossiers reviennent à la place de la recherche le temps du glisser. Vers une autre adresse, un courriel n’est retiré de la première qu’une fois que le second serveur l’a reçu.
  • Déplacer vers…, dans la barre ou dans le menu d’un courriel (clic droit, ⋮, ou la touche Menu), fait de même au clavier, et sur un téléphone.
Les résultats d’une recherche, tous choisis, tenus au-dessus des dossiers : les dossiers sont revenus à gauche à la place de la recherche, Archives entouré sous l’étiquette « 7 courriels » ; au-dessus de la liste, « 7 sélectionnés » avec Marquer comme lu, Archiver, Supprimer, Déplacer vers… et ×.
Trier depuis une recherche : les courriels choisis, glissés sur un dossier.

Se désabonner

Une infolettre ou le courriel d’une liste qui dit comment la quitter a Se désabonner au-dessus. Un clic, et dix secondes plus tard Sioul fait ce que la liste demande :

  • il prévient le serveur de la liste, quand elle le propose et que sa signature prouve que la demande vient bien d’elle : le « en un clic » que proposent la plupart des infolettres ;
  • sinon il envoie à la liste le courriel qu’elle demande, depuis l’adresse où l’infolettre est arrivée ; le courriel va dans Envoyés comme les autres ;
  • sinon, quand seule une page web peut le faire, il ouvre cette page dans votre navigateur, tout de suite : vous terminez là-bas.

Annuler reste dans la ligne d’état pendant ces dix secondes. Ensuite la ligne dit « Désabonnement de Lettres & Pixels fait. », ou pourquoi pas. Le courriel lui-même reste où il est.

Le bouton reste en retrait, estompé, sur un courriel falsifié, mis de côté comme indésirable ou dit probablement indésirable par votre propre filtre, dans le dossier des indésirables, qui emprunte un nom, hostile, d’un expéditeur que vous avez bloqué, ou quand rien ne prouve que l’adresse qu’il donne appartient à la liste : y répondre dirait à son expéditeur que votre adresse est lue, ou toucherait quelqu’un d’autre. Son info-bulle, ou un toucher sur un téléphone, dit pourquoi.

Une liste quittée montre Abonnement arrêté, et depuis quand. Si ses courriels continuent d’arriver, bloquez l’expéditeur : ⋮ ▸ Comment cette personne vous joint… ▸ Bloqué. Les listes quittées sont dans le ⚙ de la page Courriels, sous Listes quittées, sur cet appareil.

Les invitations

Un courriel qui apporte une invitation la montre au-dessus du texte : Accepter, Peut-être, Décliner. L’événement va dans votre agenda et votre réponse part vers la personne qui organise. Un événement publié a Ajouter à mon agenda ; un événement annulé, Le retirer de mon agenda.

Les pièces jointes

Les pièces jointes sont repliées sous le courriel, une ligne chacune, avec leur type, leur nom et leur taille.

  • L’antivirus de votre système vérifie chacune avant qu’elle s’ouvre ou soit enregistrée : Microsoft Defender sous Windows, ClamAV sous Linux et macOS quand il est installé. S’il trouve une menace, rien ne s’ouvre et la copie est effacée.
  • Un programme, un script, un raccourci ou un installateur n’est jamais lancé depuis un courriel, vérifié ou non : enregistrez-le si vous lui faites confiance, et lancez-le vous-même.
  • Sans antivirus, Sioul ne refuse pas : il dit que le fichier ne sera pas vérifié, demande avant de l’ouvrir (L’ouvrir sans vérification), et dit comment en avoir un.
  • Un fichier plus gros que ce que l’antivirus examine n’est jamais dit sain : Sioul dit qu’il n’a pas été examiné parce qu’il est trop gros, et demande de la même façon.
  • Sur un téléphone, qui n’a pas d’antivirus que Sioul puisse appeler, les pièces jointes ne sont pas vérifiées, et Sioul le dit dans le courriel et après chaque ouverture, plutôt que de demander chaque fois. Une pièce jointe s’ouvre dans l’application que vous choisissez (Android demande laquelle quand aucune n’est réglée pour ce type de fichier), qui peut lire ce seul fichier et rien d’autre de Sioul ; les installateurs d’Android (.apk) ne s’ouvrent jamais, comme les programmes. Enregistrer… demande à Android où mettre le fichier.
  • Sous Windows et macOS, les fichiers que vous ouvrez ou enregistrez portent la marque du système qui dit qu’ils viennent d’Internet, pour que le système les traite avec son soin habituel : Office les ouvre en mode protégé, macOS les vérifie avant qu’ils se lancent.
  • Les pièces jointes des courriels mis de côté ne s’ouvrent pas.
  • Garder dans les papiers en range une dans vos papiers : vérifiée, puis gardée, et vous dites ce que c’est.

Écrire

Écrire est toujours au même endroit. Vous écrivez en Markdown, et les retours à la ligne sont gardés comme vous les tapez, comme dans une messagerie instantanée : une ligne vide commence un paragraphe. Aperçu montre le courriel tel qu’il apparaîtra.

  • Cc, Cci sont repliés jusqu’à ce que vous en ayez besoin. Quand vous avez plusieurs adresses, De choisit celle qui envoie ; une réponse part de l’adresse à laquelle elle répond.
  • Joindre, ou déposer des fichiers sur la fenêtre. Un papier, à côté, joint l’un de vos papiers ; un papier qui a expiré, ou plus vieux que ce qui est demandé d’habitude, le dit dans la liste.
  • Votre signature est placée sous le texte quand le brouillon commence, après la ligne habituelle « -- », pour que vous voyiez ce qui part. Votre nom et votre signature se règlent par adresse dans Comptes (Nom et signature…).
  • En répondant, la fenêtre dit « Sous votre texte : le courriel de Camille du …, cité ». La citation est ajoutée quand le courriel part.
  • Les brouillons s’enregistrent pendant que vous tapez. Fermer la fenêtre ne perd rien : le brouillon attend dans Brouillons, à gauche. Les brouillons restent sur vos appareils : ils rejoignent vos autres appareils scellés quand vous partagez entre eux, et ne vont jamais dans le dossier Brouillons de votre serveur.

Envoyer (ou Ctrl+Entrée) attend dix secondes, avec Annuler, avant que le courriel parte. Puis une copie va dans Envoyés. Rien n’est jamais envoyé sans vous.

Le courriel part en HTML pour qui lit le HTML, et en texte brut, le Markdown lui-même, pour les autres.

Depuis d’autres applications

  • Sur un téléphone, Sioul est dans le menu de partage d’Android : partagez une photo, un PDF, un lien ou un texte vers Sioul, et un nouveau courriel s’ouvre avec, depuis votre adresse habituelle. Vos adresses y sont aussi, chacune à part (Android 10 et plus récent) : choisissez-en une, et le courriel part d’elle. Un appui long sur l’icône de Sioul les montre aussi, Écrire depuis ….
  • Les fichiers sont copiés dans Sioul à leur arrivée. La fenêtre dit « Ajout des 2 fichiers… » jusqu’à ce qu’ils soient là, et Envoyer les attend. Les copies s’en vont une fois le courriel envoyé ou supprimé.
  • Les liens de courriel (mailto:), dans un navigateur ou une autre application, ouvrent un nouveau courriel dans Sioul, avec son adresse, son objet et son texte, quand Sioul est votre application de courriel. Sur un téléphone, Android demande la première fois quelle application les ouvre. Sous Linux, choisissez Sioul comme logiciel de courriel parmi les applications par défaut des réglages de votre bureau (KDE, GNOME), ou avec xdg-mime default com.aurelienpierre.Sioul.desktop x-scheme-handler/mailto. Un lien cliqué pendant que Sioul est ouvert s’ouvre dedans. Pas encore sous Windows ni macOS.
  • Rien n’est envoyé avant que vous appuyiez sur Envoyer. Les autres applications ne voient rien de vos comptes, sinon les adresses du menu de partage.

Signer et chiffrer

Le chiffrement n’est pas là pour le principe : c’est ce qui permet aux courriers que les organismes gardent aujourd’hui derrière leurs portails de revenir dans vos courriels, lisibles par vous seul (pourquoi).

Quand vous avez une clé OpenPGP (créée ou importée dans Comptes ▸ Chiffrement), la fenêtre d’écriture a deux petits interrupteurs, Signer et Chiffrer.

  • Signer permet aux personnes à qui vous écrivez de vérifier que le courriel est de vous et qu’il n’a pas été changé en chemin.
  • Chiffrer rend le courriel lisible seulement par elles et par vous. Cela fonctionne quand Sioul connaît la clé de chaque destinataire ; sinon il dit pour qui la clé manque, et Chercher leurs clés les demande. Sioul ne cherche que quand vous appuyez, puisque chercher dit à un serveur à qui vous écrivez.
  • L’objet n’est pas chiffré : quiconque transporte le courriel peut le lire. Gardez-le neutre.
  • Vos courriels portent votre clé publique, pour que les personnes qui vous répondent puissent chiffrer.
  • Répondre à un courriel chiffré le garde chiffré : Sioul coche Chiffrer quand il le peut, et n’ouvre le courriel auquel vous répondez qu’au moment où vous appuyez sur Envoyer, avec le même code PIN que la signature. Sans chiffrement, votre réponse part sans la citation, et un transfert ne part pas. Ce que vous tapez dans votre réponse est gardé comme tout brouillon : en clair sur chacun de vos appareils, et scellé entre eux.

Un courriel chiffré est déchiffré quand vous l’ouvrez ; une signature est vérifiée et dite sous l’expéditeur : « Chiffré · Signé par … », ou « La signature ne correspond pas au texte », en couleurs chaudes, jamais en rouge.

Sur un ordinateur, votre clé peut vivre sur une clé de sécurité, comme une YubiKey, qui ne la donne jamais (plus bas).

Pendant le calme

En dehors des heures de travail, les adresses du travail se replient, sans leurs points : « Les courriels du travail se reposent jusqu’au retour du travail. Ils sont là si vous les cherchez. » Pendant le sommeil, toutes les adresses se replient : « Pendant le sommeil, les courriels se reposent : rien ne notifie, et le Porche ne montre que ce que vos listes laissent passer maintenant. Le reste est là si vous le cherchez. » Voir Heures.

Pas encore là

Vider la corbeille ou les indésirables d’un coup, copier un courriel dans un dossier, l’enregistrer comme fichier, garder les brouillons sur le serveur, envoyer plus tard, un objet chiffré, révoquer ou prolonger une clé OpenPGP, les clés de sécurité sur un téléphone, les noms de domaine qui en imitent d’autres. C’est prévu. Sioul n’a pas S/MIME.

Pour aller plus loin

Chercher

Le champ en haut d’un dossier trouve un expéditeur, un destinataire ou un objet dans ce dossier. Quand il en faut plus, Plus de critères…, à côté, ouvre la recherche par conditions à la place des dossiers. Rien de tout cela ne se montre avant.

La page Courriels pendant une recherche : à gauche, à la place des dossiers, « Recherche », ce qu’elle parcourt, « Toutes les conditions », puis deux conditions, De contient « no-reply » et Jour d’arrivée après une date, Ajouter une condition, Effacer et En faire un filtre… ; au milieu, « Résultats », la phrase « Les courriels de …no-reply…, arrivés après le … », combien ont été trouvés, puis les courriels, chacun avec l’endroit où il est, comme « Boîte de réception · noa@example.com ».
La recherche à la place des dossiers ; les résultats dans la liste habituelle, chacun disant où il est.
  • Une condition d’abord, Partout, avec ce que vous aviez tapé dans la recherche du dossier. Ajouter une condition pour une autre : l’expéditeur, les destinataires, l’objet, le texte, une pièce jointe (il y en a une, aucune, une avec un nom), le type de pièce jointe (un PDF, une image…), le jour d’arrivée, la taille, qui est l’expéditeur pour vous, une infolettre ou une liste, l’adresse, le dossier, et s’il est lu, suivi ou répondu. Majuscules et accents n’y changent rien.
  • Avec deux conditions ou plus, choisissez Toutes les conditions ou Au moins une condition.
  • Les résultats prennent la place de la liste, les plus récents d’abord, chacun disant où il est. Un courriel s’ouvre à côté comme dans un dossier : vous allez et venez entre les résultats et les courriels. Au-dessus, une phrase dit ce qui est cherché : « Les courriels de …@banque.example…, arrivés après le 3 juin, avec une pièce jointe. »
  • Partout : chaque dossier de chaque adresse, sauf les indésirables et la corbeille, à moins de les nommer dans une condition Dossier.
  • Sur les serveurs aussi : Sioul garde ici vos courriels récents, et fait venir les plus anciens selon la place sur le disque ; les dossiers gardés sur le serveur seulement ne sont pas ici du tout. Un instant après que vous avez fini de taper (tout de suite avec Entrée), Sioul demande le reste à vos serveurs, et le dit : « Recherche sur les serveurs… », puis « 3 de plus sur les serveurs. », ou pourquoi un serveur n’a pas pu être interrogé. Ces courriels disent « sur le serveur » ; en ouvrir un le fait d’abord venir ici. Interroger un serveur ne marque rien comme lu. Un serveur tient plus aux accents que Sioul : écrivez-les comme les courriels les écrivent.
  • Effacer revient au dossier.
  • En faire un filtre…, à côté, fait de la recherche un filtre de courriels : son éditeur s’ouvre dans le ⚙ de la page Courriels, pour choisir ce qu’il fait de ces courriels à leur arrivée.

Les conditions sont celles des filtres des courriels, avec les mêmes mots.

Filtres

Les filtres agissent sur chaque courriel qui arrive, sur son serveur : dans un dossier, archivé, en indésirable, suivi, marqué comme lu, à la corbeille, ou avec un mot-clé. Ils sont dans le ⚙ de la page Courriels, sous Filtres : une seule liste pour toutes vos adresses, chaque filtre en une phrase.

La page Courriels, ses réglages ouverts à droite, sous Filtres : un court paragraphe sur ce que font les filtres, « Montrer les filtres de : Toutes les adresses », puis quatre filtres, chacun un interrupteur et une phrase : Banque, « De contient « @banquedesberges.example.org » → dans « Archive », marqué comme lu, et aucun autre filtre » ; « Venu d’une infolettre ou d’une liste et arrivé un samedi ou dimanche → marqué comme lu » ; « De contient « @bonnes-affaires.example.com » → dans les indésirables », seulement pour noa.ferrand@example.org ; Factures, inactif et estompé ; puis Ajouter un filtre, et Les appliquer aux boîtes de réception….
Chaque filtre en une phrase, avec son interrupteur ; inactif, il est gardé et ne fait rien.
  • Ajouter un filtre l’ouvre sur place, avec une condition et une action. Choisissez ce que lit la condition (De, À, Cc, Répondre à, Objet, Texte, Partout, une pièce jointe, son type, qui est l’expéditeur pour vous, une infolettre ou une liste, le jour ou l’heure d’arrivée, la taille), comment elle compare (contient, ne contient pas, est, n’est pas ; avant, après, entre ; plus gros, plus petit), et ce qu’elle cherche. Ajouter une condition pour une autre ; à partir de deux, choisissez si toutes les conditions sont vraies ou si l’une d’elles est vraie. La casse et les accents ne comptent pas, comme dans la recherche.
  • Alors : le déplacer dans un dossier, l’archiver, le marquer comme indésirable, le suivre, le marquer comme lu, le mettre à la corbeille, ou lui ajouter un mot-clé. Ajouter une action pour une autre. Les filtres ne transfèrent pas les courriels et n’y répondent pas.
  • Une phrase dit le filtre à mesure que vous le composez, et ce qui manque s’il manque quelque chose : « Choisissez le dossier où il déplace les courriels. » Chaque changement est gardé aussitôt.
  • Repliés sous une ligne : Sur quelles adresses il agit (toutes, ou certaines), et Une fois qu’il agit, les filtres suivants ne sont pas demandés.
  • L’essayer sur les boîtes de réception compte ce qu’il prend dans vos boîtes de réception maintenant, lu ou non, et en nomme quelques-uns.
Le filtre Banque ouvert sur place sous sa phrase : son nom ; Si : De, contient, « @banquedesberges.example.org » ; Ajouter une condition ; Alors : Le déplacer dans un dossier, Archive, et Le marquer comme lu, chacun avec × ; Ajouter une action ; dépliés, Sur quelles adresses : Toutes les adresses, et Une fois qu’il agit, les filtres suivants ne sont pas demandés, cochés tous les deux ; L’essayer sur les boîtes de réception, Terminé, Supprimer ce filtre ; puis « Dans vos boîtes de réception, il prend un des 28 courriels. » et le courriel qu’il prend.
Un filtre ouvert : sa condition, ses actions, et ce qu’il prend dans vos boîtes de réception maintenant.
  • Chaque filtre de la liste a son interrupteur (inactif, il est gardé et ne fait rien), sa phrase, ▴ et ▾ pour le demander plus tôt ou plus tard, et le crayon pour le modifier. L’ordre compte : le premier filtre qui déplace un courriel décide où il va. Avec plusieurs adresses, Montrer les filtres de montre ceux d’une adresse.
  • Quand ils agissent : sur les nouveaux courriels qui arrivent non lus dans une boîte de réception, une fois, sur celui de vos appareils qui les relève le premier (cet ordinateur, votre téléphone en arrière-plan, sioul watch) ; vos autres appareils n’y touchent plus ensuite. Si cet appareil s’arrête en chemin (fermé, sans batterie), un autre termine le travail dix minutes plus tard. Vos filtres vont sur vos autres appareils avec vos réglages.
  • Ce qu’ils ne touchent jamais : les courriels que le Porche met de côté, un code que vous avez demandé, ce que votre filtre à indésirables a retenu. Rien n’est supprimé pour de bon : la corbeille le garde.
  • Pas annoncé : un courriel qu’un filtre sort de la boîte de réception, ou marque comme lu, n’est pas notifié, et n’attend pas sur le Porche. Quand un filtre ne peut pas agir sur un courriel (un dossier manquant, le serveur qui refuse), le courriel est notifié comme tout nouveau courriel, et la ligne d’état dit pourquoi.
  • Les appliquer aux boîtes de réception… les applique à tout ce qui est dans vos boîtes de réception maintenant, les courriels lus aussi. Sioul dit d’abord ce qui changerait ; Les appliquer maintenant le fait au bout de dix secondes, avec Annuler.
Sous les filtres, après Les appliquer aux boîtes de réception… : « Dans vos boîtes de réception, un courriel changerait, lu ou non. Les codes que vous avez demandés, les courriels mis de côté et ce que votre filtre à indésirables garde à revoir restent comme ils sont. », puis chaque filtre qui agirait avec son nombre, « Un courriel : Banque (De contient …) », et deux boutons, Les appliquer maintenant et Pas maintenant.
Les appliquer aux boîtes de réception : ce qui changerait est dit d’abord.
  • Depuis une recherche : En faire un filtre…, à côté du bouton Effacer de la recherche, fait un filtre de ses conditions et l’ouvre à la fin de la liste, pour que vous choisissiez ce qu’il fait.

Votre clé sur une clé de sécurité

Sur un ordinateur, votre clé OpenPGP peut rester sur une clé de sécurité (une YubiKey, une Nitrokey), qui signe et déchiffre elle-même et ne donne jamais la clé. Elle se met en place dans Comptes ▸ Clé de sécurité.

Un courriel que votre clé de sécurité signe est signé quand vous appuyez sur Envoyer, avant les dix secondes d’Annuler : un bandeau en bas de la fenêtre d’écriture demande le code PIN de la clé, et dit combien d’essais il reste quand certains ont été perdus ; puis, quand la clé demande un toucher, il dit de la toucher maintenant et de garder le doigt dessus une seconde ou deux, car la clé attend environ quinze secondes et un toucher bref n’est souvent pas pris. Non branchée, il le dit, et reprend dès qu’elle arrive. Envoyer sans signature et Pas maintenant restent là tout du long, et Annuler jette le courriel signé et rouvre le brouillon. Le code PIN reste en mémoire quinze minutes après son dernier usage, jamais écrit ni journalisé nulle part ; il est oublié quand vous retirez la clé, fermez Sioul, ou choisissez Oublier le code PIN maintenant dans Comptes.

Un courriel chiffré pour votre clé de sécurité n’est jamais ouvert parce qu’il est affiché : la ligne sous l’expéditeur dit « Chiffré pour votre clé de sécurité », avec Ouvrir avec votre clé de sécurité. Une fois ouvert, il s’ouvre de nouveau sans la clé, ses pièces jointes aussi, jusqu’à la fermeture de Sioul.

Pas encore sur un téléphone.

Les réglages

Le ⚙ en haut de la page Courriels :

  • Par conversation : les courriels groupés avec leurs réponses.
  • Relever toutes les : la fréquence à laquelle les dossiers autres que la boîte de réception sont relevés. La boîte de réception arrive dès que le serveur signale du nouveau.
  • Police, Taille, Interligne : la lecture des courriels. Les trois mêmes sont dans le ⚙ du Porche, et derrière Aa dans les Notes.
  • Listes quittées : chaque liste quittée depuis un courriel, quand et comment, dès qu’il y en a une.
  • Filtres : ce qui est fait aux courriels qui arrivent, sur leur serveur, selon des conditions (plus haut).
  • Votre filtre à indésirables : plus bas.

Les réglages propres à chaque adresse (à quoi elle sert, jusqu’où elle remonte, à quel rythme elle est relevée, sa protection) sont sur sa fiche dans Comptes.

Temps réel, en haut de la page, relève chaque dossier de chaque adresse toutes les minutes, pour un code ou un mot de passe que vous attendez.

Votre filtre à indésirables

Sous Votre filtre à indésirables, dans le ⚙ de la page Courriels. Il ne juge que les courriels des inconnus, jamais ceux de quelqu’un que vous connaissez, un code que vous avez demandé, les courriels d’un projet ni les vôtres. Ce qu’il fait sur le Porche : Les indésirables, et votre propre filtre.

Les réglages de la page Courriels, « Votre filtre à indésirables » : Ce qu’il fait de chaque avis, trois rangées de boutons ronds, Probablement indésirable, Peut-être indésirable et Probablement pas indésirable, chacune avec Déplacer dans les indésirables, Signaler seulement et Ne rien faire ; Indésirable à partir de, un curseur à 95 % ; Peut-être indésirable à partir de, à 50 % ; Son apprentissage : « En service : appris par noa-bureau le mardi 6 octobre, sur 4 210 courriels légitimes et 655 indésirables », ce qu’il a mesuré alors, Entraîner maintenant et ce qu’il fait.
Ce qu’il fait de chaque avis, ses deux seuils, et sur un ordinateur son apprentissage.
  • Ce qu’il fait de chaque avis : pour ce qu’il trouve probablement indésirable, peut-être indésirable et probablement pas indésirable, l’un des trois :

    • Déplacer dans les indésirables : à son arrivée, le courriel va dans le dossier Indésirables de son adresse, sur le serveur, où vos autres logiciels de courriel le voient aussi ; il attend sur le Porche, dans Retenu par votre filtre à indésirables, où Pas indésirable le ramène dans la boîte de réception. Seulement les courriels qui arrivent : ce qui est déjà dans la boîte de réception y reste, signalé ;
    • Signaler seulement : il reste où il est, signalé, et y attend aussi ;
    • Ne rien faire : il va dans sa file, comme tout courriel.

    Tant que vous n’avez pas choisi : le probablement indésirable et le douteux signalés, rien pour le reste. Rien de ce qu’il signale ou déplace ne donne jamais de notification, sur aucun appareil. - Indésirable à partir de : à quel point il doit être sûr pour dire probablement indésirable le courriel d’un inconnu, 95 % sauf si vous le changez. Plus haut : moins de vos courriels pris pour indésirables, plus d’indésirables laissés passer. - Peut-être indésirable à partir de : de là jusqu’à l’autre, le courriel d’un inconnu est peut-être indésirable ; en dessous, probablement pas ; 50 % sauf si vous le changez. Chaque curseur s’arrête avant l’autre : « peut-être » reste sous « indésirable ». - Son apprentissage, sur un seul ordinateur : la première fois à la main, avec Entraîner maintenant, puis de lui-même une fois par semaine (plus bas). Entraînez-le sur celui-là seulement (deux ordinateurs qui entraînent chacun le leur, ce n’est pas prévu). Entraîner maintenant nomme les adresses dont il apprend, et l’appuyer est votre accord, pour chacune (les conditions de Microsoft le demandent pour une adresse Microsoft) : Sioul garde la liste des adresses nommées lors de votre dernier appui, et le réentraînement de lui-même, comme celui que lance un agent d’IA, n’apprend d’une adresse Microsoft que si elle y figure. Il n’apprend jamais d’une adresse Microsoft professionnelle ou scolaire, que la phrase nomme à part. Il télécharge ce dont l’apprentissage a besoin, de chaque dossier de chaque adresse sauf la corbeille, les brouillons et les envoyés (les en-têtes, le nom des pièces jointes et le début de chaque texte, jamais les pièces jointes elles-mêmes), sans rien changer sur le serveur, puis apprend de vos courriels : vos dossiers des indésirables lui apprennent le plus ; ce qu’il a retenu lui-même compte tel quel (ce qu’il a déplacé ou trouvé probablement indésirable, comme indésirable ; un peut-être indésirable, seulement une fois que vous l’avez dit) ; et ce que vous avez dit indésirable ou pas, sur chacun de vos appareils, l’emporte toujours. La première fois est longue. Pendant ce temps, il dit où il en est (« Courriels téléchargés : 1 200 sur environ 15 000 », puis chaque étape), et Sioul reste utilisable ; Arrêter garde ce qui est venu, et la fois suivante reprend de là. Sa nouvelle table ne remplace celle en service que si elle ne prend pas plus de vos courriels pour indésirables. Dessous, le dernier apprentissage : quand, si sa table a remplacé celle en service et pourquoi, sur combien de courriels, et sur vos courriels les plus récents, quelle part en a été prise pour indésirable et quelle part des indésirables a été repérée, chacune avec sa marge ; puis ce dont il apprend, la place qui reste sur le disque, et l’apport extérieur que vous avez importé, s’il y en a, avec ce que le filtre y a mesuré. - Se réentraîner de lui-même une fois par semaine, quand cet ordinateur est branché et inactif : actif tant que vous ne le désactivez pas, sur l’ordinateur qui a fait la table en service ; sur vos autres ordinateurs l’interrupteur est grisé, et une phrase dit quel ordinateur s’en charge. Une fois par semaine au plus après le dernier apprentissage, à la main ou de lui-même ; jamais sur batterie ni en économie d’énergie, seulement après 15 minutes sans personne devant l’ordinateur ou avec sa session verrouillée, jamais pendant une session de concentration. Il tourne à la priorité la plus basse, sur la moitié du processeur ; sur une connexion limitée il apprend de ce qu’il a, sans télécharger d’abord. Débranché ou en économie d’énergie pendant qu’il tourne, il s’arrête et réessaie plus tard. Il ne vous notifie jamais : une ligne sous l’interrupteur dit quand il s’est réentraîné de lui-même la dernière fois, et si sa table a remplacé celle en service. - L’apport extérieur : des courriels étiquetés ailleurs (les archives d’un ancien filtre), importés une fois sur cet ordinateur avec sioul spam import <fichier>, donnent au filtre plus de mots à apprendre et une référence pour le mesurer ; ils restent sur cet ordinateur, à part de vos courriels, et sioul spam import --remove <nom> les retire. Son format : les notes des développeurs, « Outside material » (en anglais). - Sa table, sur un téléphone, qui ne l’entraîne jamais : l’ordinateur qui l’a entraîné, et quand, avec ce qu’il a mesuré alors. Elle arrive par votre dossier, scellée (la partie Filtre à indésirables, dans Le partage), avec ce que vous avez dit indésirable ou pas sur chaque appareil, et ce que son filtre y a retenu.

Ce qu’il fait de chaque avis, les seuils et s’il se réentraîne de lui-même voyagent vers vos autres appareils avec vos réglages. Ce que l’apprentissage lit, et ce qu’il garde : Vie privée et sécurité.

Comparé à d’autres applications

En octobre 2026, d’après la documentation de chaque application.

✓ documenté · en partie, avec une note · ✗ introuvable dans la documentation de l’application (pour Sioul : pas fait) · ? pas confirmé · — sans objet.

Thunderbird est le logiciel libre de courriel pour ordinateur, avec une application Android ; Gmail, Outlook et Apple Mail sont les plus utilisés ; Proton Mail est la référence des courriels chiffrés ; FairEmail, une application Android libre qui montre les vérifications de chaque courriel, rejoint le tableau technique.

Sioul Thunderbird Gmail Outlook Apple Mail Proton Mail
Dit sur chaque courriel s’il vient vraiment de son expéditeur ✓ ✗¹ en partie² en partie³ ✗⁴ en partie⁵
Met de côté un expéditeur qui emprunte le nom d’une banque ou d’une marque ✓⁶ ✗⁷ en partie⁸ en partie⁹ ✗ en partie¹⁰
Images et autres contenus distants pas chargés tant que vous ne le demandez pas ✓¹¹ ✓ en partie¹² en partie¹³ en partie¹⁴ en partie¹⁵
Pièces jointes analysées contre les virus ✓¹⁶ en partie¹⁷ ✓¹⁸ ✓¹⁸ ✗¹⁹ en partie²⁰
Un filtre à indésirables qui apprend de vos courriels, sur votre appareil ✓²¹ ✓ ✗¹⁸ ✗¹⁸ en partie²² ✗¹⁸
Filtres de courriels ✓²³ ✓ ✓²⁴ en partie²⁵ en partie²⁶ ✓²⁷
Cherche dans chaque dossier, et sur le serveur les courriels absents de l’appareil ✓ ✓ ✓ ✓ en partie²⁸ en partie²⁹
Se désabonner en un clic ✓³⁰ en partie³¹ ✓ en partie³² en partie³³ ✓
Annuler l’envoi ✓³⁴ ✗ ✓³⁵ ✓³⁶ ✓³⁷ ✓³⁸
Envoi programmé, rappel plus tard ✗³⁹ en partie⁴⁰ ✓ ✓⁴¹ ✓ ✓⁴²
Courriels signés et chiffrés ✓⁴³ ✓⁴⁴ en partie⁴⁵ en partie⁴⁶ en partie⁴⁷ ✓⁴⁸
Adresses Outlook.com, Hotmail et Microsoft 365 en partie⁴⁹ ✓ en partie⁵⁰ ✓ ✓ ✗⁵¹
  1. Thunderbird : seulement par une extension (DKIM Verifier) ; rien sur Android.
  2. Gmail : un point d’interrogation sur un courriel qui n’est pas authentifié, et « Envoyé par » et « Signé par » dans ses détails, sur un ordinateur et sur Android ; pas sur un iPhone ni un iPad.
  3. Outlook : un « ? » dans l’image de l’expéditeur quand il ne peut pas le vérifier, et « via » quand l’expéditeur réel est un autre.
  4. Apple Mail n’affiche rien ; iCloud Mail vérifie SPF et DKIM, et applique DMARC, sur les serveurs d’Apple.
  5. Proton Mail : un avertissement quand un courriel échoue aux vérifications de son domaine ; rien n’est dit quand il les passe.
  6. Sioul : une cinquantaine de marques et de services publics, français pour la plupart, et vos propres domaines, comparés à travers leurs lettres qui se ressemblent ; les noms de domaine qui en imitent d’autres ne sont pas encore vérifiés.
  7. La détection des escroqueries de Thunderbird vérifie les liens (un texte qui nomme un autre site que celui du lien), pas les noms.
  8. Gmail : une adresse « très semblable à celle d’un expéditeur connu » est l’une des raisons d’un indésirable ; un bandeau avertit d’une escroquerie envoyée depuis l’un de vos contacts.
  9. Outlook : seulement avec Defender pour Office 365, pour les entreprises.
  10. Proton Mail : PhishGuard signale les « adresses peut-être usurpées » ; la confirmation des liens avertit des lettres qui se ressemblent dans les liens.
  11. Sioul n’affiche jamais une image à l’intérieur d’un courriel, même si vous le demandez.
  12. Gmail affiche les images tout de suite, par les serveurs de Google, qui cachent votre appareil et l’endroit où vous êtes ; un réglage le fait demander d’abord.
  13. Outlook : Outlook.com les charge par le relais de Microsoft ; Outlook classique et les applications pour téléphone peuvent les bloquer.
  14. Apple Mail les charge de façon privée, par deux relais (Protection de la confidentialité dans Mail), ou, sur un Mac, les bloque si vous le choisissez.
  15. Proton Mail les charge par son relais et retire les traqueurs connus.
  16. Sioul : l’antivirus de votre ordinateur (Microsoft Defender sous Windows ; ClamAV sous Linux et macOS, s’il est installé) ; un téléphone n’en a pas, et Sioul dit que le fichier n’a pas été vérifié.
  17. Thunderbird laisse cela à l’antivirus de l’ordinateur, à qui il permet de mettre un courriel en quarantaine.
  18. Sur les serveurs du fournisseur.
  19. macOS vérifie un programme la première fois qu’il est ouvert.
  20. Proton Mail : sur ses serveurs, pour les courriels qui ne sont pas chiffrés de bout en bout.
  21. Sioul apprend sur un ordinateur, d’abord quand vous le demandez, puis de lui-même une fois par semaine ; le téléphone se sert de ce qu’il a appris.
  22. Apple Mail sur un Mac apprend de ce que vous marquez comme indésirable ou non ; sur un iPhone, les serveurs d’iCloud filtrent les courriels iCloud.
  23. Les filtres de Sioul ne transfèrent pas les courriels et n’y répondent pas.
  24. Les filtres de Gmail se créent sur un ordinateur.
  25. Le nouvel Outlook n’applique aucune règle aux comptes Gmail, Yahoo ou iCloud.
  26. Apple Mail : des règles sur un Mac ; sur un iPhone, seulement les règles d’iCloud, pour les adresses iCloud.
  27. Proton Mail : un seul filtre actif avec l’offre gratuite ; des filtres Sieve aussi.
  28. Apple Mail cherche dans chaque boîte ; la recherche sur le serveur n’est pas dans sa documentation.
  29. Proton Mail ne cherche dans le texte des courriels qu’après avoir construit un index local, dans un navigateur.
  30. Sioul le refuse pour les courriels falsifiés, les indésirables et les noms empruntés, pour ne jamais confirmer votre adresse à un expéditeur qui ment.
  31. Thunderbird : une entrée de menu écrit le courriel que demande la liste ; pas de « en un clic ».
  32. Outlook : la page Abonnements d’Outlook.com.
  33. Apple Mail : un bandeau sur un Mac ; sur un iPhone, le nettoyage d’iCloud Mail, pour les adresses iCloud.
  34. Sioul : dix secondes, non réglables.
  35. Gmail : de 5 à 30 secondes.
  36. Outlook : jusqu’à 30 secondes ; jusqu’à 120 sur un Mac.
  37. Apple Mail : 10 secondes par défaut, jusqu’à 30, ou désactivé.
  38. Proton Mail : de 0 à 20 secondes, 10 par défaut.
  39. Sioul : prévu.
  40. Thunderbird : « Envoyer plus tard » garde le courriel dans la boîte d’envoi jusqu’à ce que vous l’envoyiez ; pas de rappel plus tard.
  41. Outlook : l’envoi programmé ne fonctionne pas pour les comptes IMAP ou POP.
  42. Proton Mail : des heures de votre choix avec les offres payantes.
  43. Sioul : OpenPGP, votre clé dans votre trousseau ou sur une clé de sécurité ; l’objet reste lisible.
  44. Thunderbird : OpenPGP et S/MIME.
  45. Gmail : S/MIME et chiffrement côté client avec certaines offres Workspace ; pas d’OpenPGP.
  46. Outlook : S/MIME avec un certificat, en général fourni par votre organisation, et « Chiffrer » pour les abonnés Microsoft 365 Personnel et Famille ; pas d’OpenPGP.
  47. Apple Mail : S/MIME, sur un Mac et sur un iPhone ou un iPad géré par une organisation ; pas d’OpenPGP.
  48. Proton Mail : de bout en bout entre adresses Proton ; OpenPGP ou un mot de passe avec les autres.
  49. Sioul : connecté sur la page de Microsoft elle-même ; pas encore essayé avec un vrai compte Microsoft. Une adresse professionnelle ou scolaire peut demander l’approbation de son organisation.
  50. Gmail : dans ses applications pour téléphone ; Gmail sur le web cesse de relever les autres comptes en janvier 2027.
  51. Proton Mail : les adresses Proton ; un compte Gmail peut s’y relier.
Sioul Thunderbird FairEmail Proton Mail Gmail Outlook
SPF, DKIM et DMARC vérifiés par l’application elle-même ✓¹ ✗² en partie³ —⁴ —⁴ —⁴
Le résultat de chaque vérification affiché sur le courriel ✓ ✗² ✓⁵ ✗⁶ en partie⁷ ✗⁸
Noms de domaine qui en imitent d’autres signalés ✗⁹ ✗ ✗ en partie¹⁰ en partie¹¹ en partie¹²
OpenPGP intégré ✓¹³ ✓¹⁴ en partie¹⁵ ✓ ✗¹⁶ ✗
Autocrypt ✓¹⁷ en partie¹⁸ en partie¹⁹ ✗ — —
Les clés des autres prises sur leur domaine (Web Key Directory) ✓²⁰ ✓²¹ ✗²² ✓²³ — —
Votre clé OpenPGP sur une clé de sécurité en partie²⁴ en partie²⁵ en partie²² ✗²⁶ — —
L’objet chiffré aussi ✗²⁷ ✓²⁸ ✗ ✗²⁹ ✗³⁰ ✗
S/MIME ✗ ✓ ✓³¹ ✗ en partie³² ✓³³
Comptes Google et Microsoft connectés sur leur propre page (OAuth) en partie³⁴ ✓ ✓³⁵ — — ✓
Aucun serveur de l’éditeur entre vous et votre fournisseur ✓ ✓³⁶ ✓³⁷ —³⁸ —³⁸ ✗³⁹
Logiciel libre ✓⁴⁰ ✓⁴¹ ✓⁴² en partie⁴³ ✗⁴⁴ ✗⁴⁵
  1. Sioul vérifie aussi ARC et le DNS inverse du serveur d’envoi, à l’arrivée de chaque courriel, par le DNS de votre système (mail-auth, de Stalwart).
  2. Thunderbird : seulement par une extension (DKIM Verifier).
  3. FairEmail affiche ce que votre serveur a noté ; il ne vérifie DKIM lui-même que par une option de débogage, et ajoute des vérifications de MX et de listes de blocage.
  4. Le fournisseur vérifie sur ses propres serveurs.
  5. FairEmail : un bouclier, et une bande colorée quand une vérification a échoué.
  6. Proton Mail : un avertissement seulement quand un courriel échoue.
  7. Gmail : « Envoyé par » et « Signé par » dans les détails du courriel ; l’en-tête complet sous Afficher l’original.
  8. Outlook : un « ? » quand l’expéditeur ne peut pas être vérifié.
  9. Sioul : prévu ; les noms empruntés avec des lettres qui se ressemblent sont vérifiés (l’autre onglet).
  10. Proton Mail avertit des lettres qui se ressemblent dans les liens.
  11. Gmail : une adresse qui imite celle d’un expéditeur connu est l’une des raisons d’un indésirable ; les domaines qui en imitent d’autres sont un réglage d’administrateur des comptes d’entreprise.
  12. Outlook : dans Defender pour Office 365, pour les entreprises.
  13. Sioul : Sequoia (RFC 9580), PGP/MIME (RFC 3156).
  14. Thunderbird : intégré depuis la version 78.
  15. FairEmail : par l’application OpenKeychain.
  16. Google dit que Gmail ne peut pas lire le contenu d’un courriel chiffré avec PGP.
  17. Sioul : envoyé avec chaque courriel dès que vous avez une clé ; lu seulement dans les courriels qui ne sont pas falsifiés.
  18. Thunderbird : envoyé quand votre clé est jointe, ou toujours si vous le choisissez ; les clés peuvent en être importées ; Autocrypt Gossip depuis la 115.7.
  19. FairEmail : envoyé avec les courriels signés ou chiffrés ; les clés qu’il lit vont à OpenKeychain.
  20. Sioul : quand vous appuyez sur Chercher leurs clés, puis keys.openpgp.org.
  21. Thunderbird : et keys.openpgp.org.
  22. FairEmail : laissé à OpenKeychain.
  23. Proton Mail : ses serveurs cherchent les clés.
  24. Sioul : une carte OpenPGP (YubiKey, Nitrokey) par le service de cartes à puce du système, sur un ordinateur seulement ; essayée avec une vraie clé, une YubiKey 5, sous Linux (8 octobre 2026).
  25. Thunderbird : par GnuPG, installé et réglé à part ; signer et déchiffrer seulement.
  26. Proton Mail : ses clés de sécurité servent à se connecter au compte.
  27. Sioul : prévu.
  28. Thunderbird : par défaut depuis la version 91 ; on peut le désactiver.
  29. Proton Mail : « l’objet des messages Proton Mail n’est pas chiffré de bout en bout ».
  30. Gmail : le chiffrement côté client laisse l’objet, les destinataires et les heures.
  31. FairEmail : signer et chiffrer sont des fonctions payantes.
  32. Gmail : S/MIME hébergé, avec certaines offres Workspace.
  33. Outlook : avec un certificat, en général fourni par votre organisation.
  34. Sioul : Google, avec une clé Google à vous ; Microsoft, avec l’application de Sioul ou la vôtre, pas encore essayé avec un vrai compte Microsoft.
  35. FairEmail : pas dans la version de F-Droid.
  36. Thunderbird : les courriels vont directement à votre fournisseur ; Mozilla apprend le domaine de votre adresse quand vous l’ajoutez, et reçoit de la télémétrie tant que vous ne la désactivez pas.
  37. FairEmail : une page de FairEmail peut relayer la connexion OAuth quand Android ne le peut pas.
  38. C’est votre fournisseur.
  39. Outlook : vos autres comptes peuvent être synchronisés par le cloud de Microsoft, qui garde une copie de leurs courriels (les applications pour téléphone, le nouvel Outlook pour Mac, et les comptes Gmail et Yahoo dans le nouvel Outlook pour Windows).
  40. Sioul : GPL-3.0-or-later.
  41. Thunderbird : MPL 2.0 ; Apache 2.0 sur Android.
  42. FairEmail : GPL-3.0-or-later, certaines fonctions payantes.
  43. Proton Mail : ses applications sont libres ; ses serveurs ne le sont pas.
  44. Gmail : Google concède ses logiciels pour un usage personnel, pas pour les transmettre.
  45. Outlook : Microsoft interdit de copier ou de distribuer ses logiciels.
Sources (en anglais)

Les articles d’aide de Mozilla ont été lus dans les copies de l’Internet Archive, support.mozilla.org refusant ce jour-là la lecture automatique.

Côté technique

Les adresses qui fonctionnent

Tout serveur IMAP et SMTP qui accepte un mot de passe par une connexion chiffrée : TLS dès le premier octet (ports 993 et 465, comme le préfère la RFC 8314) ou STARTTLS (143 et 587), jamais une connexion en clair ; un serveur qui ne propose pas STARTTLS est refusé. Les certificats sont vérifiés avec ceux de votre système (rustls, TLS 1.2 et 1.3). IMAP4rev2 (RFC 9051) et IMAP4rev1, avec IDLE (RFC 2177, renouvelé toutes les cinq minutes), MOVE, UIDPLUS et SPECIAL-USE ; chaque adresse est gardée en Maildir, dont vous seul pouvez lire les fichiers sous Linux et macOS.

Gmail et Google Workspace acceptent un mot de passe d’application, ou Se connecter avec Google avec une clé Google à vous (OAuth 2.0 pour les applications natives, PKCE, SASL XOAUTH2), pas encore essayé avec Google lui-même (Gmail et Google Workspace). Les adresses Outlook.com, Hotmail, Live, MSN et Microsoft 365 se connectent sur la page de Microsoft de la même façon, sans aucun secret (Sioul est un client public), pas encore essayé contre Microsoft lui-même (Outlook.com, Hotmail et Microsoft 365). JMAP, POP3 et les protocoles propres à Exchange ne sont pas pris en charge. Plus de détails dans Fonctionne avec.

Comment un expéditeur est vérifié

Quand un courriel est relevé, Sioul le vérifie lui-même, par le DNS de votre système (mail-auth, de Stalwart), en vingt secondes au plus :

  • SPF (RFC 7208), sur le serveur qui a remis le courriel à votre fournisseur : la première adresse publique en partant du haut des lignes Received, puisque chaque ligne en dessous pourrait être écrite par n’importe qui ;
  • DKIM (RFC 6376), chaque signature contre la clé que publie son domaine, à l’arrivée, puisque les clés changent et que certaines signatures expirent en quelques jours ;
  • DMARC (RFC 7489), avec la politique du domaine lui-même ;
  • ARC (RFC 8617), pour les courriels transférés, et le DNS inverse du serveur d’envoi.

Les résultats sont écrits en tête du courriel gardé, dans un en-tête Authentication-Results (RFC 8601), sous un nom que seule votre copie de Sioul utilise, terminé par .invalid, pour qu’aucun expéditeur ne puisse écrire des résultats qui passeraient pour ceux de Sioul. Sioul se fie d’abord à eux, puis à l’en-tête de votre fournisseur, dont il apprend le nom dans vos courriels. Un courriel trop gros pour être relevé en entier est vérifié sur ses en-têtes : DKIM et ARC ne sont alors pas dits, et DMARC ne l’est que s’il passe.

  • Vérifié : DMARC passe pour le domaine affiché dans De, ou une signature DKIM valide de ce même domaine. La signature d’un autre domaine ne prouve rien de l’expéditeur.
  • Falsifié : DMARC échoue, et le domaine demande aux destinataires d’en tenir compte (p=quarantine ou p=reject). Avec p=none, ou par une liste de diffusion, qui réécrit ce qu’elle relaie, l’expéditeur est seulement non vérifié. Aucune liste ne relaie vos codes : un code qui échoue à DMARC sous une politique est falsifié, en-têtes de liste ou non.
  • Non authentifié : SPF et DKIM ont tous deux échoué, et ni DMARC ni une chaîne ARC scellée par votre fournisseur ou l’un de vos domaines ne s’en porte garant. Rien ne prouve qu’il vient de l’adresse qu’il affiche : son expéditeur compte comme un inconnu pour chaque règle du Porche (filtre d’accueil, jugement des filtres à indésirables, aucune file de projet par l’adresse).

Survoler le bouclier montre chaque vérification, son résultat, le domaine concerné, et qui l’a faite : Sioul à l’arrivée, ou votre fournisseur. L’avis de votre fournisseur sur les indésirables (les en-têtes de SpamAssassin ou de rspamd) n’est lu que dans les lignes qu’il a écrites lui-même, au-dessus de celle où le courriel est entré.

Les noms empruntés

Une signature prouve un domaine, pas le nom écrit devant l’adresse. Sioul compare le nom affiché avec une cinquantaine de marques et de services publics, français pour la plupart (les impôts, l’assurance maladie, la CAF, l’ANTAI, France Travail, La Poste et les transporteurs de colis, les fournisseurs d’énergie, les opérateurs de téléphone, les banques) à côté de grandes plateformes (Amazon, PayPal, Netflix, Apple, Google, Microsoft), et avec vos propres domaines, après avoir réduit les deux à un squelette de lettres qui se ressemblent (la détection des confusables d’Unicode, UTS #39 : l pour I, 0 pour O, rn pour m, les lettres cyrilliques). Un nom qui en revendique un depuis une adresse hors de ses domaines est mis de côté ; un expéditeur que vous connaissez, ou que vous avez laissé entrer, garde le nom qu’il utilise. Les grands fournisseurs partagés, comme gmail.com, ne sont le domaine de personne. Les noms de domaine qui en imitent d’autres ne sont pas encore vérifiés.

Les courriels affichés sans risque

Le HTML est nettoyé avec une liste de ce qui est permis (ammonia) : la structure du texte et les liens seulement ; les styles, les scripts et l’en-tête de la page retirés avec leur contenu, les commentaires aussi ; aucun attribut sauf l’adresse d’un lien ; seulement les liens http, https et mailto ; les liens relatifs refusés, puisqu’ils nommeraient un fichier ou un partage de votre ordinateur. Les images ne sont jamais chargées, et aucun réglage ne les charge. Le site d’un lien est lu après tout nom@ placé devant pour tromper (https://banque.example@autre.example affiche autre.example), et un lien mailto: ouvre un brouillon vers sa seule adresse, sans l’objet ni le texte qu’il remplirait.

L’antivirus

Sous Windows, l’Antimalware Scan Interface (AMSI) passe le fichier à l’antivirus que Windows fait tourner, Microsoft Defender par défaut ; ce chemin suit la séquence documentée par Microsoft et est construit par les compilations automatiques du projet, mais n’a pas encore tourné sur un ordinateur Windows. Sous Linux et macOS, ClamAV quand le système l’a : son démon (clamdscan --fdpass), sinon son analyseur avec les signatures du système, sinon avec des signatures que Sioul tient à jour une fois par jour avec le freshclam du système. Rien de ClamAV n’est fourni avec Sioul. Un Flatpak ne peut pas joindre le ClamAV du système, et demande. Les programmes (.exe, .js, .lnk, .desktop, .iso…) ne sont jamais qu’enregistrés. Le nom d’une pièce jointe est nettoyé avant d’être écrit : aucun dossier dedans, et sous Windows aucun nom de périphérique ni flux caché. Les fichiers ouverts ou enregistrés portent la Mark of the Web de Windows (Zone.Identifier, zone 3) ou l’attribut de quarantaine de macOS (com.apple.quarantine). Sur Android, rien n’est analysé : Android n’offre aucun moyen de faire analyser un fichier par une autre application, et ClamAV n’y tourne pas. La pièce jointe va à l’application que vous choisissez par une adresse content:// prêtée en lecture seule, pour ce seul fichier ; son type vient de son nom, jamais du courriel, et n’est jamais celui de l’installateur d’Android.

OpenPGP

Sioul utilise Sequoia (OpenPGP, RFC 9580) avec sa cryptographie en pur Rust et sa politique standard, la même sur chaque système. Les courriels partent en PGP/MIME (RFC 3156) : signés seuls en multipart/signed, sinon en multipart/encrypted avec la signature à l’intérieur, chiffrés pour chaque destinataire et pour vous, pour que vous puissiez les relire dans Envoyés. Le PGP en ligne est lu aussi. Un courriel déchiffré ne vit qu’en mémoire. Une clé créée dans Sioul est en Curve25519 (EdDSA pour signer, ECDH pour chiffrer), valable trois ans, sa phrase de passe tirée au hasard et gardée dans votre trousseau. Son certificat de révocation, qui déclare la clé hors d’usage si elle est un jour perdue ou volée, est gardé à côté d’elle, dans pgp/own/ du dossier de données de Sioul (~/.local/share/sioul/ sous Linux), lisible par vous seulement ; Enregistrer le certificat de révocation, à côté de la clé dans Comptes, en met une copie dans vos téléchargements, à garder en lieu sûr, ailleurs que sur votre appareil. Qui le détient peut révoquer votre clé. Sioul ne sait pas encore révoquer une clé : le certificat attend ce jour-là. Les clés des autres viennent de leurs courriels (Autocrypt, jamais d’un courriel falsifié, pour qu’un courriel falsifié ne puisse pas glisser une clé pour quelqu’un à qui vous écrivez), d’un fichier, ou, quand vous le demandez, du Web Key Directory de leur domaine, puis de keys.openpgp.org, en HTTPS. Vos propres clés restent sur l’appareil où elles ont été créées ou importées ; les clés publiques des autres voyagent vers vos autres appareils, scellées. Pas encore : les en-têtes protégés (l’objet reste lisible), révoquer ou prolonger une clé, S/MIME.

Les clés de sécurité

Une carte OpenPGP (spécification 3.4 : une YubiKey, une Nitrokey), jointe par le service de cartes à puce du système (PC/SC : pcscd sous Linux, le service Carte à puce sous Windows, CryptoTokenKit sous macOS). La carte signe une empreinte ou ouvre une clé de session elle-même ; ses clés privées ne la quittent jamais, et chaque signature qu’elle fait est vérifiée avec votre certificat avant usage. Le code PIN est tapé dans Sioul, gardé chiffré en mémoire, oublié quinze minutes après son dernier usage, quand la clé est retirée ou que Sioul se ferme, et jamais écrit ni journalisé : Sioul n’installe aucun journal, et plafonne la journalisation dès son démarrage, puisque les traces de la bibliothèque de la carte contiendraient le code PIN. La carte est remise à zéro après chaque opération, pour qu’aucun autre programme ne la trouve déverrouillée. Sioul ne demande jamais le code PIN d’administration et ne crée ni ne charge jamais de clés sur la carte. Essayé avec une carte logicielle, et avec une vraie YubiKey 5 sous Linux le 8 octobre 2026 : mise en place, renouvelée par GnuPG, signature et chiffrement à l’envoi, ouverture de courriels chiffrés ; pas encore avec une vraie clé sous Windows ni macOS. Sur un téléphone, la même carte, tenue contre lui (NFC, IsoDep d’Android) ou branchée sur son port USB-C (CCID par l’API hôte USB d’Android, sa seule interface carte à puce) : le code PIN d’abord, tapé à chaque usage et jamais gardé, puis une seule visite qui lit la clé, la vérifie, lui donne le code PIN, signe ou ouvre, et la verrouille de nouveau (VERIFY de remise à zéro, carte OpenPGP 3.4.1 §7.2.2) ; testé avec une carte de remplacement, pas encore avec une vraie clé. Une clé à qui il ne reste qu’un essai de code PIN ne reçoit le code PIN qu’une fois que vous l’avez retapé, prévenu. La limite : Sioul ne donne le code PIN qu’à une clé qui montre l’identité et les empreintes de la vôtre, mais elles sont publiques : une fausse carte faite pour les copier, à portée du téléphone ou branchée, recevrait le code PIN (jamais une clé privée).

Le filtre à indésirables

Un classifieur fastText, entraîné sur un ordinateur à partir de vos propres courriels : les mots, et des faits tirés des en-têtes, dont les résultats SPF, DKIM, DMARC, ARC et DNS inverse de Sioul lui-même. Il est calibré (Platt), puis réduit en une petite table de mots sous forme d’empreintes, sans aucun mot en clair, que chaque appareil lit, votre téléphone aussi, et qui voyage scellée. Une nouvelle table ne remplace celle en service que si elle ne prend pas plus de bons courriels pour indésirables sur vos courriels les plus récents. Son apprentissage lit vos courriels sans rien changer sur le serveur, et garde ce qu’il a lu sur cet ordinateur. Plus de détails : Vie privée et sécurité et les notes des développeurs (en anglais).

Se désabonner en un clic

Le « en un clic » (RFC 8058) ne sert que si une signature DKIM valide couvre à la fois List-Unsubscribe et List-Unsubscribe-Post, et appartient au domaine de De ou à celui de l’adresse elle-même ; il envoie le seul formulaire en HTTPS, vers un nom sur Internet, sans cookie ni rien de vous, ne suit les redirections qu’au sein du même site, et abandonne au bout de quinze secondes. Sinon, Sioul envoie le courriel que la liste demande (RFC 2369), depuis votre adresse, ou ouvre la page de la liste. Deux en-têtes List-Unsubscribe, ou une adresse inutilisable, et il ne fait rien.

La recherche et les filtres sur le serveur

Une recherche interroge les serveurs avec UID SEARCH pour les dossiers et les jours que cet appareil n’a pas, vérifie ici ce qu’ils trouvent sur ses en-têtes, et ne marque jamais rien comme lu (BODY.PEEK). Chez Gmail, les pièces jointes sont trouvées avec la recherche propre à Gmail. Avant qu’un filtre agisse, l’appareil marque le courriel du mot-clé $SioulFiltered, avec CONDSTORE (RFC 7162) quand le serveur le propose, pour que deux de vos appareils n’agissent jamais sur le même courriel. Les serveurs sans mots-clés (Exchange, Outlook.com) ne peuvent pas porter la marque ; là, ce qu’un filtre fait deux fois laisse le courriel comme une fois.

Ce que Sioul écrit, et ce qu’il envoie

Relever ne change rien sur le serveur (EXAMINE, BODY.PEEK). Sioul n’y écrit que quand vous agissez, ou quand vos filtres et votre filtre à indésirables font ce que vous leur avez demandé : une marque de lecture quand vous ouvrez un courriel, un déplacement dix secondes après votre demande, une copie dans Envoyés, un mot-clé ($Junk, $NotJunk, $SioulFiltered). Quand il envoie, il se présente comme [127.0.0.1], pour que le nom de votre ordinateur n’entre pas dans les lignes Received du courriel ; il n’écrit pas de X-Mailer, et crée le Message-ID sous le domaine de votre propre adresse. Il n’envoie jamais d’accusé de lecture.