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Sioul

Sioul [siwl] veut dire calme, paisible, silencieux, en breton.

La plupart des logiciels attendent des gens qu’ils s’adaptent à eux. Sioul adapte les exigences du monde à la personne.

La vie administrative moderne suppose quelqu’un de toujours disponible et toujours en pleine forme. Sioul part au contraire de ce que vous pouvez donner aujourd’hui, votre attention, votre énergie, votre santé et votre repos, et y ajuste le travail, les institutions et l’argent.

Une lettre des impôts, la tâche qu’elle demande, le rendez-vous, le document, la personne qui l’a envoyée et le paiement forment une seule affaire. Vous n’avez pas à garder en tête ce qui les relie : Sioul le garde pour vous.

Sioul est un environnement administratif personnel. Il rassemble ce que la vie moderne éparpille entre les boîtes de courriel, les sites, les agendas, les listes de tâches, les fichiers et les banques, et ne met en avant que ce qui a sa place dans votre attention maintenant. Il fonctionne sur vos propres appareils.

Ce n’est pas un logiciel de productivité. Il ne cherche pas à vous faire faire plus, répondre plus vite ou tout tenir à jour : il cherche à ce que les démarches vous demandent moins. Il est conçu comme un acte de soin.

Il est fait pour les personnes qui en ont le plus besoin, à partir de la recherche, et non d’un goût. Sioul est conçu pour les personnes à qui l’administratif coûte le plus, celles dont l’énergie ou la pensée est limitée ou change d’un jour à l’autre : les personnes neuroatypiques, autistes ou avec un TDAH ; les personnes qui vivent avec un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou un autre traumatisme, de l’anxiété, une dépression ou un épuisement ; avec une encéphalomyélite myalgique (EM/SFC, le syndrome de fatigue chronique), un covid long ou une autre maladie qui limite l’énergie ou la pensée ; avec un trouble des conduites alimentaires ; et toutes les personnes qui connaissent l’anxiété administrative, l’appréhension qu’une lettre, un formulaire ou un appel d’une administration peut provoquer : le TDAH rend les démarches plus difficiles à commencer et à suivre, le TSPT peut faire d’une demande d’administration le rappel d’un mal subi, et les deux vont souvent ensemble. Sa conception est sensible au trauma : la sécurité, la prévisibilité et le choix passent d’abord, rien ne vous surprend ni ne vous blâme, et tout peut être annulé. Ses choix sont fermes, et aucun n’est affaire de goût : chacun vient d’études publiées, citées avec ce qu’elles ont trouvé et la force de leurs preuves (ce que dit la recherche, en anglais).

Vous décidez de ce qui passe

Le monde n’accède pas directement à votre attention. Les courriels, les appels, les messages des autres applications, les sites que vous gardez, les rappels et les prises passent tous par les mêmes règles, et c’est vous qui les fixez. Chaque moment de votre journée a les siennes : le travail, vos démarches, les loisirs, les repas, le sommeil, et le temps libre ou la pause que vous prenez d’un appui sur un bouton.

Certaines choses arrivent tout de suite : le code que vous venez de demander à un site, une prise, l’appel de quelqu’un que vous avez choisi. D’autres attendent leur moment : les courriels d’un client attendent vos heures de travail, ceux des impôts vos heures de démarches, et le travail de personne n’atteint votre soirée. D’autres s’affichent là où vous regardez, sous le Porche ou sur l’écran d’accueil de votre téléphone, sans notification. D’autres ne vous joignent jamais, comme les expéditeurs que vous avez bloqués.

Être affiché n’est pas être dérangé. Ce qui attend sous le Porche ne vous demande rien tant que vous ne regardez pas ; seul ce que vous avez permis peut vous interrompre.

La plupart des logiciels laissent chaque application décider quand elle peut vous interrompre. Sioul fait l’inverse : vous fixez les règles une fois, et elles valent pour vos courriels, vos appels, vos messages, vos sites et vos rappels. Ce qui vous joint, et quand

La fenêtre de Sioul. À gauche, la liste des lieux : Porche, Tâches, Courriels, Sites, Agenda, Contacts, Notes, Projets, Temps, Budgets, Papiers, Santé. À droite, le Porche : les paiements de la semaine en une ligne, un code à usage unique avec son bouton Copier, les nouvelles d’une discussion, puis les nouveaux courriels répartis en files.
Le Porche : ce qui est arrivé attend les heures que vous avez choisies ; les codes que vous venez de demander arrivent tout de suite.

Vos appareils suivent vos limites

Votre attention n’appartient pas à chaque appareil séparément. Votre ordinateur et votre téléphone sont deux accès aux mêmes règles : ce que vous réglez sur l’un voyage vers les autres, scellé, par un dossier que votre propre application de synchronisation transporte. Quand vos heures de travail finissent, le travail attend sur tous.

« Ne pas déranger » est un seul interrupteur pour tous vos appareils : mis sur votre ordinateur, il vaut sur votre téléphone, en général en quelques minutes, et inversement. Une pause et le temps libre voyagent de la même façon. Chaque appareil met alors son propre système en silence, autant que ce système le permet à une application.

Les appels suivent les mêmes règles. Sur un téléphone Android, Sioul les filtre : l’appel de quelqu’un qui ne peut pas vous joindre maintenant est refusé simplement et part sur votre messagerie, et le Porche vous dit ensuite qui a appelé. Sioul ne répond jamais à un appel et n’écoute jamais. Quand vous en attendez un, un clic sur n’importe lequel de vos appareils, votre ordinateur compris, laisse sonner tous les appels pendant une heure. « Ne pas déranger » sur tous vos appareils · Les appels

Un filtre qui apprend ce qui peut attendre

La plupart des filtres à indésirables gardent une boîte de réception en ordre. Celui de Sioul protège votre attention : il décide de ce qui peut attendre. Il apprend de vos propres courriels, sur votre ordinateur : de vos dossiers d’indésirables, et de chaque courriel que vous marquez comme indésirable ou non, sur n’importe lequel de vos appareils. Vous lancez son premier apprentissage ; ensuite, il se réentraîne de lui-même une fois par semaine, sur l’ordinateur qui l’a entraîné, quand cet ordinateur est branché et inactif. Sioul n’envoie vos courriels à aucun service de filtrage ; seule la petite table que le filtre apprend voyage vers votre téléphone, scellée.

Il ne juge que les courriels des inconnus, jamais ceux de quelqu’un que vous connaissez, un code que vous avez demandé ou les courriels d’un projet. Il ne prétend pas non plus être sûr : ce qui ressemble à un indésirable, ou pourrait en être un, attend dans une file repliée sous le Porche, sans compte ni notification, que vous ayez le temps d’y regarder. Vous choisissez ce qu’il fait de chaque avis ; tant que vous n’avez pas choisi, il ne déplace rien. Les indésirables, et votre propre filtre

Vos courriers de retour dans vos courriels, scellés

Le courriel ordinaire n’est pas confidentiel ; alors les banques, les assurances et les administrations ont chacune bâti une « messagerie sécurisée », derrière son identifiant et son code. Votre propre boîte reçoit tout au plus un avis : quelque chose vous attend. Chaque organisme devient un endroit de plus à retenir, un mot de passe de plus, un code de plus : un travail qui pèse le plus quand la mémoire, l’organisation ou l’énergie manquent, comme cela peut arriver avec un TDAH, une dépression, un épuisement professionnel ou un TSPT. Et les réserves de données derrière ces portails n’étaient pas sûres non plus : depuis 2020, des violations de données chez France Travail, chez deux opérateurs de tiers payant des complémentaires santé et chez France Titres ont exposé les données de dizaines de millions de personnes.

Sioul ne chiffre pas les courriels pour le principe. OpenPGP, une clé qui reste sur votre clé de sécurité, un gestionnaire de mots de passe et la deuxième étape de connexion sont là pour que les courriers puissent revenir au courriel, scellés pour vous seul : aucun organisme n’a plus besoin d’une réserve unique des messages de tout le monde, et de votre côté tout tient dans une fenêtre. En attendant que les organismes écrivent ainsi, Sioul réunit aussi leurs portails en un seul endroit. Pourquoi, avec les sources

À l’envers

La plupart des logiciels Sioul
Vos obligations remplissent la journée ; vos besoins se logent où ils peuvent. Vos besoins dessinent la journée ; le travail s’ajuste autour d’eux.
Chaque application décide quand elle peut vous interrompre. Vous décidez de ce qui peut vous joindre, et quand ; le reste attend son moment.
Chaque type de chose a son programme, et c’est à vous de garder les liens. Chaque pièce est reliée aux autres, et c’est Sioul qui garde les liens.
Une date manquée devient du travail en retard. Le plan repart d’aujourd’hui. Rien ne devient une dette.

Ce ne sont pas quatre choix d’interface. Ce sont les quatre règles dont découle tout le reste de Sioul. Les courriels, les appels, l’agenda, les tâches, la santé, les budgets et le téléphone ne sont pas des modules posés côte à côte : ce sont les quatre mêmes règles, appliquées chaque fois à un type de choses. Ils vont ensemble parce que chacun réclame la même attention, limitée : la vôtre.

Au quotidien

Vos besoins d’abord, ensuite le travail

Vous réglez d’abord vos repas, votre repos et votre sommeil. Ils sont gardés libres dans le plan, comme le temps de vous préparer, d’y aller et de revenir autour de chaque événement. Chaque jour, vous pouvez dire comment il est : clair, brume ou brouillard ; un jour de brume ou de brouillard tient moins. En fin de journée, vous pouvez dire si c’était trop plein, juste ce qu’il faut ou trop vide, et le plan en apprend ce que tient une journée pour vous ; il ne devine jamais votre état d’après ce que vous faites. Le travail va dans les heures que vous lui avez données, sous la forme d’une seule étape suivante, avec la raison pour laquelle elle vient maintenant. Rien n’est jamais en retard : une date dans le plan n’est pas une dette.

Un porche entre le monde et votre attention

Rien de nouveau n’entre directement : arriver n’est pas entrer. Les courriels, les nouvelles des « messageries sécurisées » des banques et des administrations, les discussions : tout attend sous le Porche, trié, et montré aux heures que vous avez choisies. La question n’est pas ce qui est arrivé, mais ce qui a sa place dans votre attention maintenant. Chaque courriel est d’abord vérifié : authentique ou falsifié. Les codes que vous venez de demander à un site arrivent tout de suite.

Sans peur de se tromper

Pas de compteur de non-lus, pas de pastilles, pas de rouge, pas de séries ; les nouveaux courriels arrivent sans bruit, et rien ne bouge sous vos yeux. Tout ce qui est déplacé, supprimé ou envoyé peut être annulé pendant dix secondes. Les courriels falsifiés sont mis de côté, avec la raison. Rien n’est envoyé, supprimé ou payé sans vous, pas même par un agent d’IA. Les mots reçoivent le même soin : un rappel dit ce qu’il est, sans vous dire malade ni vous féliciter ; s’arrêter tôt est dit comme la chose ordinaire que c’est ; pas de gaieté forcée, pas de condescendance.

La plupart des logiciels éparpillent les pièces d’une même affaire entre le logiciel de courriel, l’agenda, la liste de tâches, vos fichiers et le site de la banque, et vous laissent vous souvenir de ce qui les relie. Pourtant, vous ne vous dites jamais « maintenant, j’utilise mon logiciel de courriel » ; vous vous dites « maintenant, je m’occupe de ce client ». Sioul est construit de la seconde façon.

Dans Sioul, chaque affaire que vous suivez est un projet : une déclaration d’impôts, un bail, le travail pour un client. Ses courriels lui arrivent tout seuls, par l’expéditeur ou par des mots. Ses tâches, ses événements, ses notes et les personnes concernées lui sont reliés, et chaque tâche, chaque contact, chaque note montre ce qui lui est relié. Le projet pose tout sur une ligne de temps : ce qui vient, puis ce qui s’est passé. Votre propre activité aussi : les courriels d’un client, les tâches, le temps passé, la facture, l’argent attendu et les chiffres pour votre comptable forment une seule chaîne.

Travailler à son compte

Indépendants, consultants, micro-entrepreneurs : le travail que vous vendez et les démarches qu’il entraîne vivent dans la même fenêtre, du premier courriel du client à la facture payée.

  • Un projet par client, dont les courriels lui arrivent tout seuls : par le domaine ou les adresses du client, par des mots d’un objet ou du nom d’une pièce jointe.
  • Le temps compté pendant le travail. Le minuteur de concentration compte pour la tâche et son projet ; une réunion ou un appel se note en quelques touches : 1h30. Le même relevé apprend au plan combien de temps prennent les choses.
  • Ce qui reste à facturer, pour chaque projet, en heures et en argent, toujours en vue.
  • La facture en un clic : une ligne par tâche au taux du projet, des numéros qui ne sautent ni ne se répètent, la plupart des mentions que la loi française demande (« EI » et la date de la prestation restent à venir), un PDF ; puis l’argent attendu dans votre budget jusqu’au paiement.
  • Un tableur pour votre comptable, et le même temps et les mêmes factures sur votre ordinateur de bureau et votre portable, scellés de bout en bout.

Pas d’outil de suivi du temps, de feuille d’heures ni de service de facturation à côté, et pas d’abonnement : vos clients et vos factures restent dans vos propres fichiers. Travailler pour des clients

La page Projets : trois projets listés à gauche, avec Nouveau projet ; l’un ouvert à droite : « Pour un client », son taux, Tableau, Liste, Calendrier, Noter du temps et Faire la facture ; ses tâches ouvertes et faites, le temps noté et à facturer ; « Les courriels qui arrivent ici tout seuls », replié ; ses factures, l’une marquée Payée ; puis « Sur une ligne de temps », ce qui vient et ce qui s’est passé avant.
Le projet d’un client : ses tâches, son temps, ses courriels et ses factures, sur une ligne de temps.

Quand les forces changent

Sioul a d’abord été pensé pour les personnes à qui l’administratif coûte particulièrement cher : les personnes autistes, celles qui ont un TDAH, celles aux prises avec l’anxiété, un trouble de stress post-traumatique ou un autre traumatisme, un épuisement professionnel, une dépression ou une grande fatigue, et celles dont l’énergie ou les capacités cognitives fluctuent. Les mêmes besoins viennent avec le covid long, l’encéphalomyélite myalgique (EM/SFC) et d’autres maladies qui limitent l’énergie ou la pensée, avec un trouble des conduites alimentaires ou des repas irréguliers, avec le soin d’un proche, avec une mauvaise passe.

L’anxiété administrative n’est pas de la paresse : repousser une lettre protège votre humeur, pour le moment (Sirois & Pychyl 2013). Et la charge administrative pèse le plus sur les personnes à qui il reste le moins de ressources, fonctions exécutives et santé comprises (Christensen et al. 2020) : les personnes qui déclarent un TDAH, de l’anxiété ou une douleur chronique trouvent plus lourdes les règles des impôts et des aides aux études, et celles avec un TDAH ou une douleur perdent plus souvent l’aide (Bell et al. 2023). Sioul part de ce que peut tenir une journée, qui change, et non d’un diagnostic : il n’en demande aucun, et ne devine rien de votre état. Vous dites ce que vous pouvez faire, et il s’organise autour.

Les personnes avec un handicap ou une maladie de longue durée travaillent plus souvent à leur compte que les autres, et des études relient le TDAH au travail indépendant ; certaines disent avoir quitté des emplois qui refusaient de s’adapter à elles. Travailler à son compte apporte l’administratif qu’un employeur ferait autrement, justement du plus dur : devis et factures, impôts, cotisations, clients, banque. Sioul porte donc aussi une petite activité, du premier courriel d’un client à la facture payée (plus haut).

Dans la fenêtre

  • Le Porche


    Les nouveaux courriels de toutes vos adresses, vérifiés et triés en files ; les nouvelles des sites que vous gardez ; les codes que vous avez demandés, tout de suite.

    Le Porche

  • Une seule étape suivante


    L’étape à faire maintenant, et pourquoi ; la journée organisée autour de vos repas et de vos rendez-vous. On vous aide à commencer, et s’arrêter compte.

    Les tâches

  • Des heures fixées d’avance


    Heures de travail et heures pour vos démarches ; les loisirs tout le reste du temps ; les repas et le sommeil depuis la page Santé ; le temps libre et la pause quand vous les prenez. Chaque adresse, chaque site, chaque budget et chaque tâche appartient à une ou plusieurs d’entre elles ; le reste attend, hors de vue. Pendant le sommeil, rien ne dérange, sauf ce que vous laissez passer, comme vos prises.

    Les heures

  • Repas, repos, médicaments


    Les repas, les siestes et la nuit gardés libres dans votre plan, et déplacés pour un jour d’un geste. Chaque prise rappelée une fois ; quand Sioul ne peut pas savoir si elle a été prise, il le dit. Rien sur la nourriture : ni portions, ni chiffres, ni « manqué ».

    La santé

  • Tout relié


    Courriels, agenda, contacts, notes, projets, temps et factures, budgets et comptes bancaires, papiers et courrier papier, médicaments, et les sites que vous devez consulter.

    La fenêtre

  • À vous


    De simples fichiers et vos propres comptes. Ce que vos appareils partagent passe scellé de bout en bout, par un dossier que votre propre application de synchronisation transporte. Aucun serveur à nous.

    Partager entre vos appareils

La page Tâches sur « Maintenant » : une étape, la raison pour laquelle elle vient maintenant, et des boutons pour la commencer, la marquer comme faite, ou la remettre à demain.
Tâches : une étape suivante, et pourquoi.
La page Sites : à gauche, les sites de ces heures-ci (une discussion, avec un point pour ses nouvelles, et les appels vidéo), puis ceux des autres heures (une banque, les impôts, une caisse d’assurance maladie), en grisé, et dessous Épingler un site et Sites courants.
Sites : messageries sécurisées et discussions, connectées une fois.
La page Budgets : trois budgets (travail, charges du foyer, loisirs), chacun une carte avec « Dans les temps » sur sa propre ligne, la part du mois écoulée, puis un chiffre par ligne.
Budgets : dans les temps ou non, dit en mots.
L’onglet Heures de la page Paramètres : les heures de travail, puis les heures pour vos démarches, chaque jour de la semaine coché ou non, d’un début à une fin.
Heures : travail, démarches.

Vos agendas, contacts et tâches Google peuvent venir aussi. Si vous vous connectez avec votre compte Google, Sioul les lit et les écrit, seulement pour les montrer à côté du reste de vos démarches et pour enregistrer les changements que vous faites dans Sioul, et en garde une copie sur votre appareil. Rien ne part chez le développeur. Ce qu’il lit, où il le garde, et comment lui retirer l’accès : politique de confidentialité.

Fondé sur la recherche, et sur des refus

Chaque règle de Sioul vient d’une chaîne : ce que des études ont observé, pourquoi, la règle qui en découle, ce que fait Sioul, et ce qu’il refuse. En voici six :

  • Les forces changent, et il n’y a que vous pour savoir quand. L’épuisement autistique s’apaise quand on baisse les attentes (Raymaker et al. 2020) ; des adultes avec un TDAH aimaient une vue de leur « météo intérieure », et pas les outils qui les surveillent (Chen, Meng & Nie 2026). Vous dites donc comment est la journée, et rien n’est deviné.
  • Regarder ses courriels moins souvent, à des moments prévisibles. Relever ses courriels trois fois par jour a fait baisser le stress dans un essai randomisé ; regrouper les notifications a amélioré l’attention et l’humeur, alors que n’en recevoir aucune rendait les gens plus anxieux (Kushlev & Dunn 2015 ; Fitz et al. 2019). Les courriels attendent donc les heures que vous avez choisies, et Sioul dit quand elles viennent.
  • Le plus dur, c’est de commencer. L’inertie autistique, une difficulté à passer de l’intention à l’action, s’atténue avec un appui extérieur (Buckle et al. 2021) ; avec un TDAH, l’aide a sa place au moment et à l’endroit où l’action se fait (Barkley 2012). Sioul choisit donc une petite étape suivante, et dit pourquoi.
  • Les soirées servent à récupérer. Se détacher du travail après les heures va de pair avec moins d’épuisement, et le simple fait de s’attendre à des courriels professionnels le soir fait du tort (Wendsche & Lohmann-Haislah 2017 ; Becker et al. 2021). Le travail se repose donc en dehors de vos heures de travail.
  • Des progrès, jamais des séries. Une série rompue fait baisser l’engagement ensuite, d’autant plus quand on s’en fait le reproche (Silverman & Barasch 2023). Sioul montre donc ce qui a été fait, et ne compte jamais ce qui ne l’a pas été.
  • La sécurité, la confiance et le choix d’abord. L’informatique sensible au trauma demande aux logiciels la sécurité, la confiance, la collaboration et le choix de la personne (Chen et al. 2022). Rien dans Sioul ne vous surprend donc, chaque raison est montrée, tout peut être annulé, et rien n’est supprimé ni envoyé sans vous.

Sioul refuse aussi ce que d’autres logiciels font, chaque fois avec les preuves : les séries, les trophées et les points ; les comptes de ce qui est « en retard » ; les rappels répétés ; les notes, courbes et calendriers d’humeur, de symptômes ou d’énergie ; deviner vos forces ou votre humeur d’après votre comportement ou une montre ; un planning qui déplace les choses sans demander ; une IA ou un service qui envoie, réserve ou paie de lui-même.

Tous les résultats, avec leurs sources et la règle que chacun donne : ce que dit la recherche (en anglais). Chaque étude en détail, la force de ses preuves, et ce qui a été fait, remis à plus tard ou refusé : les notes de recherche (en anglais). Ce qu’on ne sait pas encore : si Sioul lui-même allège l’administratif. Cela reste à mesurer, avec les personnes qui s’en servent.

Un acte de soin

Sioul est la contrepartie en actes d’un livre du même auteur, La conception et l’ingénierie malgré l’open-source (gratuit, en PDF et en EPUB). Sa conclusion emploie « un mot que l’ingénierie ne prononce jamais : concevoir, c’est prendre soin ». Le livre décrit aussi ce qui arrive aux moins armés : « On conscrit d’abord tout le monde à l’ordinateur, pour des tâches qui se faisaient bien sans lui ; puis on met techniquement en échec les moins équipés ; puis on leur fait porter la faute. » C’est dans les démarches du quotidien que cela arrive le plus, et c’est là que Sioul applique la méthode du livre. Une seule épreuve décide de tout ce qu’on lui ajoute : est-ce que cela enlève du travail à la personne, au lieu de le déplacer ailleurs ?

Le même raisonnement décide de la façon dont Sioul est construit. Vos données restent sur vos appareils, dans de simples fichiers et des formats ouverts, et dans vos propres comptes. Vos notes sont un dossier de fichiers Markdown qu’Obsidian et Nextcloud Notes lisent comme les leurs (Les notes). Ce qui passe d’un appareil à l’autre voyage scellé, par un dossier que votre propre application de synchronisation transporte. Il n’y a pas de serveur à nous, et rien ne parvient au développeur. Le code est un logiciel libre, sous licence GPL. Un outil fait pour alléger le poids de la machinerie administrative ne peut pas, sans se contredire, vous attacher à un service que vous ne pourriez pas quitter : comme le dit le livre, « un outil sert son utilisateur, ou il le trahit ».

Où il en est

Sioul est jeune (version 0.0.6) et change souvent ; il sert tous les jours. Des paquets pour Windows, macOS (puces Apple et Intel), Linux (AppImage et Flatpak) et Android (téléphones 64 bits, Android 9 et suivants) sont sur la page des versions (Installer) : construits et testés par GitHub, utilisés chaque jour sur Linux et sur un téléphone Android, encore peu essayés ailleurs.

Il est fait par une seule personne, au grand jour : aucune assistance n’est promise. Les questions et les signalements sont les bienvenus dans les tickets GitHub.

Par où commencer

  1. Installez Sioul.
  2. Faites les premiers pas : ajoutez vos courriels, vos agendas et contacts, votre compte Google, les sites que vous consultez.
  3. Réglez vos heures, pour que le travail, les démarches et le repos aient chacun leur temps.
  4. Voyez ce qui vous joint, et quand, dit en phrases, et changez ce qui ne vous convient pas.
  5. Lisez ensuite la page sur le Porche, où les nouveaux courriels attendent.

Côté technique

  • La sécurité par défaut, sans rien régler : aucun serveur à nous, aucune télémétrie, aucune vérification de mise à jour ; des connexions chiffrées seulement (TLS par rustls, sans option en clair) ; les dossiers de Sioul fermés aux autres comptes de l’ordinateur (Vie privée et sécurité). Rien ne part vers un service d’IA extérieur sauf si vous l’activez : le bouclier IA d’une adresse publique, ou un agent que vous connectez vous-même, chacun dit clairement là où vous l’activez (Agents IA).
  • Chaque courriel vérifié à l’arrivée : SPF, DKIM, DMARC, ARC et DNS inverse, par Sioul lui-même. Les courriels falsifiés sont mis de côté, avec la raison, et un expéditeur que rien n’authentifie compte comme un inconnu, quelle que soit l’adresse qu’il affiche. Les noms empruntés à des marques et à des services publics sont repérés, même écrits avec des lettres qui se ressemblent (Comment un expéditeur est vérifié).
  • Un filtre à indésirables à vous : un classifieur fastText entraîné sur votre ordinateur à partir de vos propres courriels (les en-têtes et le début de chaque texte, jamais les pièces jointes), d’abord quand vous le demandez, puis de lui-même une fois par semaine quand cet ordinateur est branché et inactif ; seule sa table compacte voyage vers votre téléphone, scellée. Il ne juge que les courriels des inconnus, et ne déplace rien sauf si vous le choisissez (Votre filtre à indésirables).
  • Les pièces jointes analysées avant de s’ouvrir, par l’antivirus de votre système : ClamAV sur Linux et macOS, Microsoft Defender (par AMSI) sur Windows. Un programme ne s’ouvre jamais depuis un courriel, et sous Windows et macOS les fichiers que vous ouvrez ou enregistrez portent la marque du système qui dit qu’ils viennent d’Internet.
  • Les courriels HTML rendus sûrs : rien de distant ne se charge, jamais, et rien ne s’exécute ; un lien montre son adresse avant de s’ouvrir.
  • Une authentification forte, sur les ordinateurs, pour que les courriers reviennent au courriel, scellés, et que les identifiants cessent de vivre dans votre mémoire :
    • votre clé OpenPGP sur une clé de sécurité (toute carte OpenPGP : une YubiKey, une Nitrokey…) : la carte elle-même signe et déchiffre, et votre clé privée n’entre jamais dans l’ordinateur ; son code PIN gardé en mémoire seulement et jamais journalisé ;
    • les clés de sécurité FIDO2 et WebAuthn, et les clés d’accès qu’elles gardent, dans les sites que vous gardez, le code PIN demandé dans la boîte de dialogue de Sioul ;
    • Bitwarden, lu par le client propre à Sioul et jamais écrit, ouvert avec une clé de sécurité comme deuxième étape, ou seule comme clé d’accès.
  • OpenPGP : Sequoia, signature et chiffrement à l’envoi, avec Autocrypt (clés prises seulement dans les courriels vérifiés) et le Web Key Directory.
  • Partage entre vos appareils, téléphone compris : chaque appareil garde ses propres données ; un dossier que transporte n’importe quelle application de synchronisation (Nextcloud, Dropbox, Syncthing, Google Drive, OneDrive…) fait passer les changements entre eux, chaque appareil n’écrivant que son propre fichier, scellé de bout en bout (XChaCha20-Poly1305, la clé tirée de votre phrase de passe par Argon2id et gardée dans le trousseau de chaque appareil). Les notes et les papiers voyagent fichier par fichier ; les versions précédentes sont gardées sur chaque appareil. Aucun serveur à nous. Comment cela marche, et ce que cela protège.
  • Agents d’IA, seulement si vous en branchez un : sioul mcp sert à un agent ce que Sioul garde sur cet appareil, par le Model Context Protocol. Il n’envoie, ne supprime et ne paie jamais rien ; les codes à usage unique et les numéros de compte, de carte et de sécurité sociale sont masqués ; chaque appel est noté par les adresses de ce qui a été donné, jamais par ses mots (Avec un agent d’IA).
  • Normes ouvertes et fichiers simples : IMAP, SMTP, CalDAV et CardDAV, tâches liées comme le dit la RFC 9253, Maildir, TOML, et des notes en Markdown, entièrement compatibles avec les coffres Obsidian (liens wiki, images incluses, étiquettes, en-têtes, alias) et avec Nextcloud Notes (.txt ou .md, catégories en dossiers). Ce qui fonctionne avec quoi, fonction par fonction, et jusqu’où chaque chose a été essayée : Fonctionne avec.
  • Logiciel libre, sous licence GPL-3.0-or-later, écrit en Rust, avec une fenêtre Qt 6.

Pour qui développe : les notes de conception, l’architecture, et comment construire et tester (en anglais).